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904
- Le Bocage de Bougon-Avon

 
 
I. L'AMBIANCE PAYSAGERE
II. DYNAMIQUE ET ENJEUX DE PAYSAGE DU BOCAGE DE BOUGON-AVON

I. L'AMBIANCE PAYSAGERE
 


      I.4. ANALYSE PAR MOTIFS


           Relief et roches

Ce secteur est situé sur un plateau variant de l’altitude 100 mètres à 140 mètres. Il est traversé au nord par la vallée des Ayrault. Des micro-vallées sèches en été, transversales à celle-ci créent de légers vallonnements dans le plateau.


           Eaux

L’eau est très active en circulation souterraine à travers les assises calcaires. A la surface, les dolines (petites dépressions fermées appelées gouffre dans cette région), des vallons inondés faiblement en hiver, des puits profonds et rares reflètent ces phénomènes souterrains. Dans ce secteur, au nord du camp militaire, « la fosse au roi » est une doline inactivée depuis longtemps. A Bougon, la « Fosse ronde » donne naissance au ruisseau le Bougon et à l’est du camp, le « Gouffre le Creux Fendu », le « Gouffre de l’Ortiou » et le « Gouffre du Pré Durci » sont encore en activité.


           Végétation

Elément principal du bocage, la haie structure l’espace et l’essentiel des motifs visibles. La densité du réseau des haies détermine donc l’ambiance des secteurs de bocage. Mais la position, la composition des haies et leur mode d’entretien sont également importants pour déterminer la perception des paysages. Le degré d’opacité, la position vis à vis des routes et chemins, conditionnent la visibilité des territoires. Par exemple, une grande différence existe entre les haies opaques sur toute leur hauteur, et les haies associant une haie basse taillée sous futaie. Ces dernières autorisent des vues dont elles forment un premier plan de grande qualité. La composition végétale et l’entretien aussi déterminent la matière végétale, les floraisons, la richesse floristique des motifs (on dit qu’une haie s’enrichit tout au long de son existence, et que les plus belles sont plusieurs fois centenaires). Enfin, le bocage présente depuis fort longtemps des types de composition floristique, formés avec les végétaux adaptés au climat, au sol, aux fonctionnalités des haies. Dans ce secteur, différents types de haies se rencontrent : celles en bordure de route, dégradées et constituées d’un linéaire de roncier, celles en plein champs, buissonnantes, les doubles, typiques du bas pays, séparées par un fossé évacuateur des eaux, et les arborescentes des chemins ruraux, aux espèces variées dont l’orme (adulte) a disparu. Elles sont composées d’ormes champêtres en rejet, aubépine, prunelliers, d’érable champêtre, de troène, cornouiller sanguin… Le maillage des haies, reflet du parcellaire, marque les différents vallons par son implantation soit en parallèle de l’axe de la vallée soit en perpendiculaire sur les pentes. Les parcelles entourées de haies sont de très petites tailles. Elles varient de 0,5 ha à 4 ha pour les plus grandes, ce qui donne 177 mètres de linéaire de haie par hectare en moyenne pour Bougon.


           Motifs construits

Ce secteur est particulier puisque les seules constructions sont celles du camp militaire. Elles datent d’avant la création du camp en 1956. Les anciens bâtiments agricoles (peu nombreux), l’école et la mairie sont utilisés lors des séjours des soldats.


           Motifs des réseaux

L’ancienneté du parcellaire, durabilisé par la fixité des haies, conduit à un réseau dense de petites routes et d’innombrables chemins, aux parcours pas toujours directs, qui contribuent au sentiment d’enfouissement que procure le bocage. Par contraste, les routes récentes semblent appartenir à un autre territoire. Les chemins creux, bordés de haies établies sur des levées de terre, recouverts par la frondaison des arbres, forment un des motifs les mieux marqués du bocage. Quant aux routes, elles occasionnent une certaine frustration : les haies qui les bordent sont le plus souvent entretenues à l’économie, taillées verticalement sans transparence, et ne présentent que trop peu d’échappées visuelles sur les scènes du bocage… Ce vaste secteur est lui-même épargné par le réseau routier, d’ou un renforcement du sentiment d’enfouissement (et un impact très positif au niveau écologique).

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Quelques croquis (auteurs CASSINI, C. DOLLFUS-AMMOUR, paysagistes):   Croquis 1 : cliquer pour le voir    Croquis 2 : cliquer pour le voir


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