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- Les Vallées du Clain et de ses affluents

 
 
I. L'AMBIANCE PAYSAGERE
II. DYNAMIQUES ET ENJEUX DE PAYSAGE DE LA VALLEE DU CLAIN ET DE SES AFFLUENTS

I. L'AMBIANCE PAYSAGERE
 


      I.2.PAYSAGE RESSENTI

Il n’y a pas de perception sensible de l’ensemble des vallées : le réseau des communications, routes et chemins n’en autorise pas une lecture continue. Seule, l’approche ponctuelle, lors des franchissements ou sur de (trop) courts tronçons en rive, en autorise une perception par petits sites. Celle-ci recoupe d’ailleurs la répartition des représentations… Le franchissement de la plupart des vallées fait donc apparaître presque systématiquement ces espaces comme des « entre-deux » : elles instaurent de fait (et transversalement) un espace de transition entre les secteurs avoisinants. Ce ne sont donc que quelques rares scènes qui, par la nature des sous-sols, par la ville ou le village, par un événement particulier du relief ou de l’eau, parviennent à créer un véritable paysage où les éléments interagissent et (se) composent. A l’occasion des « scènes » qui se présentent ainsi, les ambiances sont variées, modulées par les types de sous-sol et de sols, par les événements dus au relief, par les villes, et les motifs de l’eau. Le présent secteur rassemble la vallée du Clain proprement dite, et celles de ses affluents : Auxances, Boivre, Bouleuvre, Clouère, Dive de Couhé, Miosson, Vendelogne, ainsi que les vallées sèches (ex. : vallée d’Ensoulesse). Sur l'ensemble des cours, les ambiances sont bien sûr variées. Les cours supérieurs des affluents provenant de l’ouest, s’inscrivent sur le socle de roches anciennes, dans le paysage de bocage de la Gâtine (Auxances, Boivre, Vonne...). La vallée « met en scène » ces paysages à chaque fois qu’elle permet au dessin du parcellaire et des haies d’apparaître sur les pentes des coteaux. La présence de telles scènes de paysage est cependant relative : les occasions sont rares du fait du réseau de communications, et d’une végétation de fond de vallée généralement dense (ripisylve, réseau de haies dense le long des chemins, peupliers plantés sur les terres humides des fonds). Les perceptions sont alors plus souvent occasionnées par des « scènes » paysagères ponctuelles, intimes, qui reprennent les modalités de perception du bocage : petites fenêtres taillées dans les haies par les entrées de champs, par exemple… L’apparition d’un paysage de vallée –d’un versant à l’autre, dans une même vision – réunissant tous les éléments qui le composent, reste rare. Certains sites se distinguent particulièrement dès lors qu’ils rassemblent simultanément les éléments de la roche, de l'eau et de la végétation dans une composition parfaitement inscrite dans son contexte : l'étang de Bois Pouvreau en est un très bel exemple au sein du système bocager de la Gâtine. Le site propose en outre une promenade extrêmement agréable permettant d’apprécier la vallée et plus largement, la Gâtine. Plus loin, le site de Sanxay inscrit également les ruines gallo-romaines dans le contexte paysager de la vallée « bocagère » : la mise en scène des ruines permet aussi celle de la vallée.
En quittant les socles anciens, les vallées se creusent plus nettement dans les roches tendres : ces profils marqués de parois et de falaises vont régner jusqu'à Poitiers, sans prendre toutefois des proportions spectaculaires. Il faut cependant citer les sites de Château-Larcher, où la position du château et de l'église vient dramatiser le léger motif de falaise, valorisé, il est vrai, par la présence d'une prairie en contrebas. La promenade de Blossac à Lusignan, en situation d'éperon, offre un fameux panorama sur la vallée de la Vonne. Bien souvent cependant, les sites des vallées restent enfouis dans l'abondance de la végétation. Outre leur intervention dans la perception de la vallée, les peupliers apparaissent également depuis la plaine environnante quand elle est dégagée (c'est particulièrement vrai pour la vallée de l'Auxances dans la plaine de Neuville), tandis que les boisements et les friches s’accrochent aux rebords des coteaux, instaurant comme des portes entre le territoire de vallée et celui des plaines alentour. Le relief occasionne cependant de belles scènes paysagères, en partic
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Quelques croquis (auteurs CASSINI, C. DOLLFUS-AMMOUR, paysagistes):   Croquis 1 : cliquer pour le voir    Croquis 2 : cliquer pour le voir


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