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- Les plateaux de Pamproux et de Lezay

 
 
I. L'AMBIANCE PAYSAGERE
II. DYNAMIQUES ET ENJEUX DE PAYSAGE DANS LES PLAINES DE CHAMPS OUVERTS

I. L'AMBIANCE PAYSAGERE
 


      I.4. ANALYSE PAR MOTIFS


           Relief et roches

Dans le mot « plaine », il y a la définition d’un territoire plan. Le relief est peu marqué, ou pas du tout, et c’est un caractère essentiel du paysage, qui en conditionne fortement la perception. Les caractéristiques géologiques sont telles que la roche sous-jacente n’apparaît que rarement : c’est la terre, qui la recouvre, qui autorise les cultures, et qui apparaît nue en hiver, que l’on retient comme socle de ces paysages. Cependant un mouvement de vallée creuse la plaine de Pamproux, et accueille la ville même, occasionnant un effet de relief dominé par la silhouette d’un immense silo. La vallée de la Dive est moins marquée dans la plaine de Lezay. Celle-ci marque cependant quelques mouvement de relief dans sa partie ouest, creusée de thalwegs orientés vers le sud-ouest, amorces des vallées du mellois tout proche. Les roches calcaires occasionnent quelques événements de gouffre (Bonneuil).


           Eaux

Les motifs créés par l’eau sont globalement peu marquants. Seule, l’eau de quelques rivières traversant les plaines, vient animer ces espaces. Comme pour les autres secteurs de grandes cultures, l’eau du ciel et celle des arrosages des cultures sont plus visibles que celle des rivières et des plans d’eau.


           Végétation

La culture généralisée du sol, qui procure le grand dégagement visuel des plaines, forme avec le relief plat l’essentiel du caractère des paysages. Les cultures elles-mêmes, leurs matières, les couleurs qui se succèdent selon la saison, forment la principale substance paysagère du secteur. On remarque, sur la RN11, un des rares alignements routiers de la région, et il prouve combien ce motif occasionne une mise en scène très agréable tant pour la plaine que pour la route.


           Motifs construits

Traditionnellement, et de longue date, les secteurs de grandes cultures sont aussi des territoires où l’habitat est fortement regroupé, c’est là un caractère essentiel de ces paysages. Cette particularité va de pair avec le dégagement des sols, et instaure une réelle continuité de l’espace, jusqu’à l’horizon… Il y a une véritable « composition » des villages, non seulement compacts, mais aussi pourvus, sur leur zone de contact avec la plaine, d’un vocabulaire de transition fait de jardins, de bosquets, de vergers, et de murs d’enceinte, qui font que les fenêtres des maisons ne s’ouvrent pas directement sur l’immensité des cultures et sur le vent qui les balaie. Les châteaux d’eau, les grands bâtiments agricoles (hangars, silos…) ponctuent régulièrement la plaine de leur silhouette : leurs grands volumes, leur hauteur, leurs fonctions même, se trouvent généralement en accord avec les dimensions de ce vaste paysage. Les difficultés viennent plutôt des tentatives maladroites de camouflage végétal qui ne font que stigmatiser des éléments qui méritent surtout une architecture soignée.


           Motifs des réseaux

Dans les grands dégagements cultivés, les poteaux et les pylônes apparaissent nettement ; ce sont bien souvent les seuls objets auxquels l’œil peut s’accrocher. Le contexte de paysage de plaine en accentue fortement l’impact. Quant aux routes, ce sont les modes de perception presque uniques, dans des secteurs peu attractifs pour la randonnée : les plaines forment plutôt des paysages que l’on traverse, rapidement, entre deux points. Une fois de plus, l’aspect des routes est à mettre en relation avec le grand dégagement de l’espace : il faut noter l’importance des motifs de végétation qui peuvent les accompagner. Les alignements de grands arbres, quand ils existent, s’accordent particulièrement bien à cette circonstance paysagère : de loin, ils permettent d’instaurer un motif qui se détache avec élégance sur l’horizon qu’il anime. Depuis la route, ils forment des premiers plans d’une grande qualité pour donner de la profondeur aux vastes dégagements visuels, instituant même parfois une certaine dose de pittoresque. Les écrans opaques, discontinus, mal taillés, que l’on rencontre le long des routes, n’apportent par comparaison pas de valeur paysagère aux espaces qu’ils ponctuent.

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Quelques croquis (auteurs CASSINI, C. DOLLFUS-AMMOUR, paysagistes):   Croquis 1 : cliquer pour le voir    Croquis 2 : cliquer pour le voir


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