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400 - Terres viticoles
Méthode d'inventaire et d'identification des paysages


Perçues tantôt comme des petits blocs pleins, tantôt comme des successions de "tranches" végétals, les parcelles de vigne amplifient les effets de relief et de perspective.

 

Au cœur de la Grande Champagne, la densité du vignoble atteint son apogée.
Les rangs de vigne, leur matière soignée, peignée, ordonne tout le paysage.

Les terres viticoles regroupent l'ensemble des secteurs où la culture de la vigne est dominante. S'inscrivent dans ces paysages les territoires suffisamment conséquents en terme de superficie à l'échelle régionale, pour offrir une succession et une multiplicité de points de vue qui renseignent ou évoquent une réalité viticole économique, historique ou culturelle évidente. Ces types de paysages portent les noms des vins et des spiritueux voire des noms évoquant leur origine. Ils comprennent la Champagne charentaise ("campagnes", en ancien français, correspondent aux plaines calcaires ou crayeuses), le pays bas, les Borderies et Fins Bois (en référence à des secteurs défrichés ou à leurs lisières). Ils comprennent aussi les coteaux de Gironde, le bocage viticole de Mirambeau, les coteaux du Lary, le vignoble saumurois et le vignoble du Haut Poitou.

Ces types de paysages concernent environ 10% du territoire régional et comprennent les secteurs suivants :

CES TYPES DE PAYSAGES
COMPRENNENT LES SECTEURS SUIVANTS :

    - la Champagne charentaise

    401

      - le pays bas

      402

        - les Borderies et Fins Bois

        403

          - les coteaux de Gironde

          404

            - le bocage viticole de Mirambeau

            405
            - les coteaux du Lary
            406
            - le vignoble saumurois
            407 (cf. 104)
            -le vignoble du Haut Poitou
            408 (cf. 104)

            L'AMBIANCE PAYSAGERE
            Les représentations : les modèles littéraires, picturaux...
            La perception sensible des terres viticoles
            Les terres viticoles dans le contexte régional
            L'analyse par motifs

            LES DYNAMIQUES
            ET ENJEUX DE PAYSAGE

            Les principales dynamiques des terres viticoles
            Le diagnostic paysager
            Les mesures en cours
            Quelques boîtes à idées


            I -L'AMBIANCE PAYSAGERE
             
            I1 - LES REPRESENTATIONS : les modèles littéraires, picturaux…
              


            L'identification et la dénomination de la plupart des paysages de terres viticoles sont relativement aisées dans la mesure où ces secteurs correspondent, la plupart du temps, à des spécificités de production ou à des réalités géographiques et historiques.

            Pour laChampagne charentaisepar exemple, la "champagne" est au sens géographique une plaine crayeuse ou calcaire et, selon la forme ancienne du mot campagne, une "vaste étendue de pays plat".(Dictionnaire Robert). En ce sens, on pourrait s'attendre à ce que laChampagne charentaisene se distingue guère des plaines qui lui sont voisines et des paysages qu'elles proposent. Si le terme de "champagne" ­dans son sens premier­ correspond assez justement aux paysages de la Petite Champagne, ceux de la Grande Champagne sont plutôt associés au sens viticole du terme. Le mot "Champagne" a pris une valeur autrement emblématique : la conjonction des qualités particulières du sol calcaire, de la lumière et du climat, conjuguée à un encépagement approprié, a fait de la Grande Champagne un terroir célèbre dans le monde entier. Ses représentations deviennent indissociables du cognac qu'on y produit et qu'elles servent à faire vendre : calés par quelques boisements, des rangs de vignes doucement courbés suivent l’arrondi des collines où se lovent un village de pierre blanche et son église caractéristique du roman saintongeais.

            Dans la classification des crus de cognac, les eaux-de-vie dites "de champagne" sont réputées pour être les plus fines et les plus bouquetées. La Maison de la Grande Champagne propose de partir à la découverte de cette"liqueur d'or", produit d'une "contrée privilégiée où les hommes cultivent un art de vivre en accord avec la douceur des paysages et du climat".

            L'écrivain Jacques Chardonne, né à Barbezieux, rend compte dans ses écrits de la lumière vibrante et nacrée qui inonde cette terre d'horizons bas largement ouverte sur le ciel, "la terre la plus travaillée qui soit, la plus humaine". Un pays "souriant" mais aussi "intimement triste…". Cette douceur paradoxale des paysages et de cette nature charentaise, avec laquelle les humains vivent en bonne harmonie, se retrouve dans les descriptions d'ambiances de la Petite Champagne. Quant à la Grande Champagne, elle offre dans les textes de Chardonne plus de variétés et de surprises : ses routes capricieuses "flânent d'un village à l'autre avec des détours de leur choix ou enlacent d'un coude brusque un coteau arrondi qui porte d'un côté, comme un pan de velours, son champ de vignes touffues. Tout d'un coup la vue est immense et découvre des crêtes crayeuses doucement infléchies, comme modelées, atténuées par un long travail et, plus loin encore, des ondulations bleues que l'horizon dilue. Les noyers, bouquets de feuillages piqués dans les vignes, les champs et leurs teintes de vieilles tapisseries, les peupliers dans les bas-fonds ont je ne sais quoi de grave sous la lumière onctueuse d'octobre. Parmi tant d'aménité on sent poindre le sol de craie et comme la nudité du proche hiver". (Le bonheur de Barbezieux).

            Par contre, il n'est pas accordé d'attention particulière aupays basdans les guides touristiques. Tout juste le Guide Bleu évoque-t-il les ambiances d'ombre et de lumière sous les peupliers de la vallée de l'Antenne qui, sur la carte, traverse le pays d'une grande balafre verte. Le pays basexiste sans majuscules, de façon relative, comme "un bel évidement" en contrebas de la côte calcaire qui domine la rive droite de la Charente au nord d'Angoulême.

            Les "Borderies" correspondraient, en matière de bûcheronnage, à des terres de lisière premièrement et facilement défrichées ; les "Fins Bois" venant ensuite : petits bois fragiles, en opposition aux "bons bois", qui résistent le mieux à la hache du bûcheron (cf. Guide bleu). Lisières anciennes de la forêt qui avait envahi les campagnes abandonnées au cours des guerres de Cent Ans, lesBorderiessont devenues terres de vignoble et le terme a pris sa place dans la dénomination des crus de cognac. Il existe des eaux-de-vie dites "de Borderies", comme "de champagne", "de Fins Bois" ou "de bons bois". Cabanes de planches à l'origine, les Borderies sont aussi de petites métairies (cf. dictionnaire Robert), et le terme témoigne de l'organisation sociale ancienne, partagée entre grands propriétaires viticoles et "bordiers". Le terme deBorderiesraconte ainsi l'histoire de l'occupation de ce terroir et l'intègre dans l'ensemble plus vaste du prestigieux pays du cognac.

            D'autres secteurs viticoles moins identifiés en terme de paysage, sont associés indistinctement entre eux à travers ­notamment­ les publications touristiques, reprenant les découpages cantonaux.

            Le bocage viticole de Mirambeau est associé aux coteaux de Gironde,

            Cette région est présentée comme étant "à la croisée des chemins qui mènent du Périgord à l'Atlantique et de la Bretagne aux Pyrénées" ; une région qui "décline ses vraies richesses en demi-teinte" et "qui se livre tout en douceur". A l'instar des autres secteurs du sud de la région, c'est un lieu de vacances paisible, où "l'accueil est un art de vivre", valorisé par la qualité des produits du terroir. Autant d'éléments pour se représenter ce secteur comme une campagne de transition, aux paysages avenants, mais sans forte particularité au regard du contexte régional.Le bocage viticole de Mirambeau a en commun avec les secteurs voisins son appartenance saintongeaise : le terme de Haute Saintonge, tout en le situant à la marge de l'ancienne province, le rattache à cet ensemble sur fond d'histoire et de culture commune.

            Les coteaux du Lary et de la Seugne sont associés au secteur de la Double.

            Cette autre région est présentée comme "une région authentiquement campagnarde", "loin des outrances des grandes cités" et ..."près de tout" : "la Côte de Beauté, les chais de Cognac, le Périgord et le vignoble bordelais" (…). Un lieu de vacances paisible où l'essentiel est de s'adonner à la douceur de la campagne, de s'imprégner de la "vrai ruralité" en rencontrant "les gens d'ici", en découvrant la cuisine et les coutumes régionales. Ces paysages n'ont pas plus de forte personnalité que les précédents. Geneviève Fauconnier confirme ces impressions dans la description qu'elle fait de cette région "plissée de collines, où les bois, les champs, les petits vignobles, faisaient et défaisaient une perspective toujours changeante" (Les étangs de la Double).

            Les vignobles Saumuroiset duHaut Poitou, qui ont leurs propres caractères paysagers, sont évoqués dans le chapitre relatif aux plaines de champs ouverts

              
             
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              I2 - LA PERCEPTION SENSIBLE DES TERRES VITICOLES
                


              La Champagne charentaise se démarque des entités voisines par une présence de la vigne suffisamment prégnante pour devenir l'élément dominant du paysage. Sa densité atteint son apogée dans la Grande Champagne de Jonzac. Même lorsque le terroir se partage largement entre polyculture et parcelles de vigne, la sensation de se trouver au cœur d'un pays à dominance viticole est confirmée par l'architecture particulière des demeures, la présence des chais et les panneaux publicitaires qui annoncent les dégustations-ventes à la propriété. Les environs de Barbezieux, où la polyculture est la plus présente, offrent un paysage de campagne qui se traverse sans événement notoire. L'hiver renforce cette impression, avec la prédominance des terres nues ; on perçoit alors ce que ce paysage peut avoir "d’infiniment triste".

              Les ondulations du terrain s'accentuent au-delà de la boucle du Né qui délimite le passage de la Petite à la Grande Champagne. Le vignoble, ponctué d’arbres isolés (le plus souvent des noyers), révèle et amplifie les courbes du relief. Les boisements se font plus denses et les paysages plus changeants.

              Les espaces ouverts, à l'horizon tendu d'où émerge parfois un arbre, alternent avec des espaces aux formes courbes rehaussées de bosquets et, révèlent depuis les hauteurs des successions de collines. Des bouquets de cyprès signalent au loin la présence des cimetières. Les villages se lovent au creux des pentes, composant sur fond de vignobles ces scènes que l’on retrouve sur les prospectus touristiques. Le socle calcaire blanchit la terre. Les cultures s’effacent sur certains coteaux, laissant place à une pelouse sèche ponctuée de genévriers, sans que soit altérée pour autant l’impression d’ensemble d’un terroir à la douceur généreuse qui évoque parfois des paysages de Toscane.

              Le pays bas apparaît comme un vaste espace en creux, modelé dans une série d'ondulations amples orientée nord-ouest / sud-est. L'alternance de cultures ouvertes et de vignes permet de mesurer l'ampleur de cette longue plaine, s'incurvant entre les hauteurs des Borderies et de la Plaine Hauted'angoumois. Ces hauteurs constituent les horizons du pays bas. Des ponctuations de petits boisements et d'arbres isolés installent la profondeur sur l'étendue ouverte de la plaine. Les cultures elles-mêmes, leurs matières, les couleurs qui se succèdent selon les saisons, sont des constituants importants de la substance paysagère du secteur. La vallée de l'Antenne installe son feston de boisements en ligne continue traversant la plaine, paysages d'ombre, d'eau, de prairies et de marécages qui contrastent avec les espaces dégagés et largement offerts au soleil de la plaine.

              Le paysage des Borderies se démarque nettement des paysages environnants par l'altitude du terrain et, par la mosaïque des parcelles de vignes, de champs et de bois qui découpe le terroir. Ilot couvert d'une dentelle forestière, tantôt replié sur l'intimité de ses clairières cultivées, tantôt ouvert en balcon sur les plaines qu'il domine : la Champagne charentaise au Sud, le pays bas à l'est, les plaines de Saintonge au nord et à l'ouest. Depuis le cœur même du secteur, la discontinuité des boisements ménage aussi de belles ouvertures sur les espaces de plaine que l'on devine au-delà des ondulations du plateau. Il se dégage parfois une impression d'isolement de ces clairières cultivées lorsque leur espace se resserre et que les boisements se font plus présents, cachant les fermes et les hameaux disséminés sur le plateau.

              Le bocage viticole de Mirambeau associe cultures de céréales, de tournesol et de vigne au sein d'un paysage aux amples vallonnements. Les horizons sont constitués de la courbe tendue des collines, tantôt dénudée, tantôt épaissie du couvert des arbres. Quelques lignes subsistent d'un maillage bocager en grande partie démantelé. La polyculture évoque plus une ambiance de campagne que de terroir proprement viticole et l'on retrouve les ambiances du nord des coteaux du Lary. Les dégagements sont amples mais souvent frangés d'arbres. Des massifs boisés prolongent, comme un effilochement, les forêts aux lisières très découpées de la Lande ou de la Double. L'espace se resserre à l'approche de ces grands axes boisés, creusés de profonds essarts. Les resserrements se font clairières et l'on retrouve des paysages rappelant le Petit angoumois. A l'ouest de la départementale 730, les ponctuations boisées se densifient, le relief se complique d'un réseau serré de vallons et thalwegs. Le paysage bascule, les coteaux tournent le dos aux plaines viticoles de la Saintonge et s'orientent vers la Gironde, son estuaire et ses marais. Le bocage viticole de Mirambeau se dévoile ainsi bien comme un secteur d'entre-deux (paysages de Charente et de Gironde) où le basculement se fait sur la ligne de partage des eaux.

              Les coteaux du Lary et de la Seugne présentent de nombreux vallonnements où le relief met en évidence une mosaïque de boisements, de prairies, et de champs ponctués de vignes. Les dégagements sont amples mais souvent frangés d'un horizon boisé : la Double et le Petit angoumois ne sont jamais très éloignés. La petite taille des parcelles, la variété des couleurs et des textures donnent parfois un aspect très jardiné au paysage. La polyculture y évoque plus une ambiance de campagne que de terroir proprement viticole. La vallée du Lary et ses vallées affluentes modulent ces caractéristiques. Le sud du secteur est rythmé par le passage de ces vallées assez rapprochées à la végétation dense.

              La trame boisée se fait plus serrée et plus continue. On retrouve des paysages rappelant les clairières culturales du Petit angoumois, bordées de lisières boisées profondément découpées avec toutefois, une proportion de vigne plus dense. L'espace même des vallées est en partie comblé par la profusion des ripisylves et des boisements qui en occupent les fonds et occultent le passage des rivières. Impossibles à suivre, puisque aucune route ne les longe, les rivières sont à peine plus perceptibles lors des traversées.

              Les coteaux de Gironde enfin, se calent contre la forêt de la Lande qui constitue une limite tangible entre coteau et campagne de l'arrière-pays charentais. Nettement orienté par son relief vers la Gironde, le secteur semble tourner le dos à la région Poitou-Charentes. L'estuaire sépare ce secteur et les marais en contrebas­ du Médoc qui lui fait vis à vis, mais en même temps l'y relie, dans une communauté d'espaces et une réciprocité d'horizons : la Gironde, qui leur est commune, est un constituant essentiel de leur paysage. Cependant, les vallons qui creusent le coteau y créent des microcosmes où cet horizon de référence que constitue l'estuaire échappe au regard. Il s'agit bien alors "des" coteaux de Gironde, entaillant le coteau majeur de façon parfois assez franche, au point que les champs s'y succèdent, entrecoupés de talus raides qui en décomposent la pente. Ces vallons complexifient l'espace du coteau, font varier les orientations et les ambiances, délimitent le cadre des villages qui s'y sont installés.

              En partie basse du secteur le relief s'accentue (à l'approche de l'ancien rivage), prenant parfois la forme d'une falaise calcaire : c'est aussi une limite franche, qui domine l'étendue plate du marais. Cette falaise est une composante particulière du paysage puisqu'elle porte la mémoire de la présence récente de l'océan, degré zéro de l'évolution du rivage depuis deux mille ans. La falaise "morte" reste ainsi la limite entre deux univers : rive de l'espace sec des coteaux au paysage de polyculture et de vigne, dominant les terres humides et plates qui rejoignent l'estuaire. Des villages s'y sont accrochés, dont certains, comme Mortagne-sur-Gironde, se trouvaient encore, au Moyen Age, à proximité du rivage. La falaise morte est ainsi le lieu de scènes spécifiques associant l'architecture aux mouvements du relief, d'une façon comparable à celle que l'on retrouve dans les vallées en général.

                
               
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                I3 -LES TERRES VITICOLES DANS LE CONTEXTE REGIONAL
                  


                A - LES FRANGES OU L'IMPORTANCE DE LA NATURE DES CONTACTS ENTRE SECTEURS PAYSAGERS

                La vallée de la Charente constitue la limite nord de la Champagne charentaise. L'organisation du relief permet des vues panoramiques réciproques d’une entité à l’autre. Depuis l’ouest, le sud et l’est, l’entrée dans la Champagne charentaise se fait sentir à l'élargissement des horizons boisés, à la densification progressive de la vigne jusqu’au sanctuaire du Cognac : la Grande Champagne de Jonzac. La qualité des paysages évolue conjointement, depuis la périphérie aux ambiances assez proches des campagnes voisines ­ terres de polyculture au relief doucement vallonné, ponctuées de quelques boisements­ jusqu’aux paysages emblématiques de la Grande Champagne.

                Se calant dans sa partie Sud sur la rive droite de la vallée de la Charente, le pays bas est un secteur intermédiaire dans la densification du vignoble, entre la plaine haute d'Angoumois au nord-est et les terres viticoles du sud / sud-ouest (Champagne charentaise et Borderies).

                Depuis les hauteurs des Borderies, le regard embrasse toute l'étendue du pays bas pour aller se fixer au-delà, sur la ligne d'horizon de la Plaine Haute d'Angoumois. Il en est de même en sens inverse, et ces vues élevées permettent de mesurer la belle ampleur de cette plaine basse. Le " Tour de l'Angoumois " traverse transversalement le secteur, dans sa partie la plus densément viticole, au niveau de Jarnac.

                La pente dessine nettement la singularité des Borderies et leurs franges. Horizons des plaines basses ou balcons sur ces plaines, les Borderies entretiennent avec elles un rapport de complémentarité nécessaire à l'identité de chacune de ces entités. Plateau autour duquel s'enroule la Charente, il constitue une sorte de pivot entre Angoumois et Saintonge.

                Secteur frontalier de l'Aquitaine, le bocage viticole de Mirambeau s'affirme par ses caractéristiques de relief et d'occupation des sols ­alliant un peu de vignoble à la polyculture prédominante­ dans la continuité des campagnes viticoles de Saintonge et plus particulièrement de la partie nord du secteur voisin des coteaux du Lary. La Vallée de la Seugne le sépare au nord-est de la Champagne charentaise, constituant aussi une limite en terme de terroir et de densité de l'occupation viticole.

                Les coteaux du Laryse démarquent nettement de la double saintongeaise voisine. Les passages se font avec plus de transition vers les autres entités limitrophes : bocage de Mirambeau et Champagne charentaise au nord, Petit Angoumois à l'est.

                Nettement limité par la forêt de la Lande en amont, et d'une bande de marais (de Gironde) en aval, le secteur des coteaux de Gironde est clairement identifiable. La bande de marais s'affine vers le nord jusqu'à disparaître, entre L'Echailler et Barzan, et laisser ces coteaux en contact direct avec l'estuaire. La limite interrégionale passant au sud de Mirambeau n'a pas plus de matérialité qu'un trait sur une carte : coteaux viticoles et terres basses marécageuses se prolongent de part et d'autre. Les falaises calcaires du rivage girondin sont le fil qui rattache le secteur des coteaux de Gironde à la Côte de Beauté et ses villégiatures.

                Le vignoble du saumurois, qui se prolonge au-delà des limites régionales vers Montreuil-Bellay s'insère dans les plaines de Thouars entre St Martin de Sanzay et Cersay, venant interrompre ces vastes paysages.

                Le vignoble du Haut Poitou quant à lui, constitue une réalité de la plaine de Neuville et ses contours sont de fait plus diffus (cf. chapitre sur les plaines de champs ouverts pour ces deux derniers).

                B - UNE IMAGE DE LA REGION DEPUIS LE RESEAU ROUTIER

                D'une manière générale, les terres viticoles bénéficient d'un réseau routier tel que la diversité des voies et leur installation topographique, alliées à l’ouverture des paysages, permettent des points de vue variés.

                La RN10 traverse la partie Sud-Est de la Champagne charentaise ouvrant ainsi brièvement son parcours sur les paysages viticoles, en limite de Grande Champagne. Pour rentrer dans la matière même de ces paysages viticoles, il convient d'emprunter des axes de plus petit gabarit et transversaux (Cognac ­ Barbezieux, Angoulême ­ Jonzac, Pons ­ Barbezieux…). Les routes de crête offrent des vues dégagées sur chacun des versants des anticlinaux et parfois au-delà. Les transversales permettent d’appréhender plus intimement le relief et la diversité des points de vue.
                En s'écartant des routes les plus passantes, les nombreux chemins d'exploitation multiplient les possibilités d'accès au cœur même du terroir et de sa tranquillité.

                La majeure partie du pays bas se situe hors du passage des grandes voies nationales ou départementales qui le longent ou l'effleurent à peine, comme la RD731 et la RN150 à l'ouest et au nord-ouest ou en traversent juste les franges, comme la RN141 au sud-est et la RD939 au nord.
                Une série de routes départementales moins importantes parcourent le secteur de façon transversale. Ces traversées d'une "rive" à l'autre du pays bas sont celles qui permettent le mieux d'en mesurer la topographie, en relation avec les hauteurs qui le cadrent et contribuent à sa définition.

                Le secteur des Borderies et Fins Boisest traversé dans sa frange ouest par l'autoroute A10 qui, de ce fait, ne profite pas de ces paysages viticoles localisés plus à l'est. La RN150 le traverse du nord au sud, tandis que la RN141 et la RD731 ne font qu'en longer les marges, profitant ainsi de beaux points de vue vers la vallée de la Charente d'une part et le pays bas de l'autre.
                Le GR360 sillonne le secteur en tous sens en longeant un moment la vallée du Coran.

                L'autoroute A10 et la RN137 traversent la pointe ouest du bocage de Mirambeau, dernier secteur de campagne saintongeaise avant d'aborder les paysages plus franchement viticoles des Côtes de Blaye. Faisant la jonction entre Royan et la vallée de la Dronne, la RD730 traverse le secteur qu'elle inclut sur son parcours entre paysages viticoles des coteaux de Gironde et paysages forestiers de la Double. Le GR360 le traverse également entre Gironde et Double.

                La RN10 traverse le secteur des coteaux du Laryen son milieu dans sa partie la moins boisée, offrant ainsi des vues sur la campagne vallonnée entre deux passages plus forestiers. Faisant la jonction entre Royan et la vallée de la Dronne, la RD730 traverse le secteur en bordure de la Double, offrant une situation de lisière avec dominante de boisements au sud de la route et dominante de vignoble au nord. La RD910 traverse le secteur du nord au sud en suivant globalement la direction de la vallée du Lary. Dans l'ensemble, les parcours routiers montent et descendent au gré des vallonnements du secteur, sans réelle perception des rivières, tant elles sont enfouies dans une végétation qui occupe quasiment tous les fonds de vallées. Le GR360 parcourt le nord du secteur, passant de la vallée de la Seugne à celle du Lary. Des circuits locaux complètent les possibilités de randonnée.

                Si la RD730 (de Royan à la vallée de la Dronne) traverse le secteur des coteaux de Gironde en haut de coteau, la RD145, "route verte", passe en corniche au sommet de la falaise morte, puis contourne les fonds marécageux des vallons ouverts sur la Gironde : elle offre ainsi des points de vues variés sur le secteur, longeant tantôt la côte, tantôt le marais, suivant les modelés du relief et pénétrant au cœur des terres cultivées. La plupart des petites routes traversant les coteaux font profiter aussi de la diversité des ambiances, passant des espaces dégagés en haut de vallonnements aux atmosphères plus intimes et resserrées des vallées et thalwegs. Le GR360 parcourt le secteur en offrant la même diversité de points de vue.

                C - LES PRINCIPAUX POINTS DE VUE SUR LES TERRES VITICOLES

                A partir d'amplitudes de relief suffisamment ample.

                Le relief de laChampagne charentaiseest suffisamment ample pour occasionner dans le parcours de belles vues panoramiques ou des percées lointaines entre bosquets et collines. C’est vrai tout particulièrement dans la Grande Champagne ; le point de vue de "Chez Allard" à Segonzac offrant une vue panoramique à plus de 180° sur la vallée de la Charente, en est un bon exemple. Il en est de même pour le bocage viticole de Mirambeauqui présente des vues panoramiques certes moins spectaculaires mais ayant une belle ampleur, avec les successions de collines aux courbes très tendues.
                Le relief surélève fortement lescoteaux de Girondeoffre l'opportunité de vastes points de vue vers l'estuaire et l'Aquitaine au-delà. Les villages installés sur la corniche de la Gironde et sur la falaise morte dominent le marais et l'estuaire. À Mortagne-sur-Gironde, port et ancien bourg fortifié, à Conac, aux ruines de l'ancien château féodal, les points de vue permettent de mesurer l'importance stratégique qu'ont eu ces sites dominant la Gironde au Moyen Age.

                Limites de plateaux, hauts de coteaux ou coïncidence du relief avec ouverture des boisements.

                Enbocage viticole de Mirambeau, le haut des coteaux de Gironde offre quelques vues panoramiques sur l'estuaire et sur les collines de Haute Saintonge notamment, depuis la RN137 au Sud de Mirambeau.

                Dans les secteurs vallonnés et boisés des coteaux du Lary, les points de vue sont subordonnés à la coïncidence du relief avec des ouvertures dans la couverture boisée : - à Vassiac (à 1 km au nord de Montguyon), vue panoramique sur la vallée du Mouzon et du Lary,

                - au Dolmen de la Pierre Folle (à 2 km au Nord-Est de Montguyon), point de vue sur la campagne environnante,

                - au Sud de Vibrac, depuis la RD555, vue panoramique vers l'Ouest et la double saintongeaise.

                Points de vue extérieurs sur des secteurs.

                En pays bas, les points de vue sont extérieurs au site. On le découvre depuis laplaine haute d'Angoumoiset, de façon plus lointaine, à l'arrière-plan de la vallée de la Charente depuis le belvédère de "Chez Allard" à Segonzac.
                Le village de Burie, avec ses 103 m d'altitude point culminant de la Charente-Maritime­ appartient au secteur des Borderies et Fins Boiset se situe en balcon sur lepays bas.

                  
                 
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                I4 - L'ANALYSE PAR MOTIFS
                  


                A - LE RELIEF ET LES ROCHES

                Chaque paysage viticole possède des traits de relief spécifiques.

                Dans la Champagne charentaise, le relief s’organise en une succession d’anticlinaux et de synclinaux d’orientation générale nord-ouest / sud-est, que l’on perçoit bien depuis certains points de vue élevés.

                Le socle crayeux blanchit fortement la terre par endroits et affleure sur certains coteaux où les cultures laissent alors place à une lande calcaire. L’ample dépression de Gensac-la-Pallue et d'Eraville s’insère entre le coteau Sud de la Charente et la côte qui en domine la vallée de plus de 80 m (146 m au Sud de Bouteville), offrant de vastes panoramas vers le Nord . Le revers très disséqué de la côte donne les nombreux vallons de la Grande Champagne de Segonzac. La Champagne de Barbezieux, moins vallonnée, plus ouverte et plus monotone, se trouve en contrebas (entre 60 et 90 m d'altitude).

                Un relief doux à peine creusé de quelques vallées transversales (l'Antenne, la Soloire, la Guirlande) caractérise le pays bas. Au voisinage de ces vallées, quelques très légers thalwegs animent le paysage. Ceux-ci s'accentuent et se complexifient au sud-est, à l'approche de la vallée de la Charente.

                Le plateau calcaire des Borderies et Fins Boisdomine l'ample plaine despays basd'une part et la vallée de la Charente d'autre part. Il est légèrement ondulé, entaillé par les vallées étroites et encaissées du Coran et du Bourru. Le socle calcaire apparaît dans les fronts de taille des carrières, ouvertes sur les coteaux.

                Lebocage viticole de Mirambeau, quant à lui, offre deux visages : le versant saintongeais, constitué d'amples ondulations, est à peine creusé par les vallées affluentes de la Seugne et le versant girondin, aux reliefs plus marqués, plus complexes, semble davantage creusé par les vallées. Le relief du secteur est animé par une série de vallées orientées nord /sud : vallée de la Seugne, du Lary, du Mouzon et du Palais. Le large coteau ouest de la vallée du Lary y inscrit les ondulations régulières de ses nombreux thalwegs. Il constitue une délimitation entre la partie Nord du secteur, assez ouverte, orientée vers la Charente et ses paysages viticoles et, la partie Sud, plus boisée.

                Les coteaux de Gironde s'élèvent ­depuis la corniche et les falaises mortes qui dominent l'estuaire d'une vingtaine de mètres­ jusqu'à 60 mètres environ en lisière de laforêt de la Lande(80 à 100 m aux environs de Mirambeau).

                Une bande de marais ou de polders s'allonge comme un coin entre les falaises mortes et les eaux vives, s'élargissant vers le sud jusqu'à éloigner l'ancien rivage de cinq kilomètres à l'intérieur des terres. De courts vallons découpent les falaises et creusent les coteaux de leurs pentes raides ; leurs fonds, souvent gorgés d'eau, ouvrent sur les marais. Le socle calcaire blanchit la terre, dont il affleure parfois la surface. Les falaises mortes révèlent, par leurs coquillages fossilisés, l'ancienne présence de la mer. Elles ont été creusées par endroit, comme à l'ermitage monolithe de Saint-Martial.

                B - L'EAU ET SES MANIFESTATIONS

                L'eau n'est pas particulièrement associée aux paysages viticoles ; ce serait même plutôt le contraire. En effet, si beaucoup des terres plus humides de fonds de vallées ou de bas de coteaux ont accueilli parfois des vignes de moindre rendement ou de moindre qualité (vignes de palus), ce n'est plus le cas.
                Aujourd'hui, ces espaces se rattachent plus ordinairement aux paysages liés à l'eau, aux motifs de paysages de vallées : prairies humides, zones marécageuses, ripisylves (végétation spécifique du bord de l'eau).

                Les cours d’eau principaux de la Champagne charentaise(la Charente, le Né, le Trèfle, la Seugne) s’inscrivent dans la logique du relief général du secteur qu’elles contribuent à délimiter. Leurs affluents empruntent les thalwegs transversaux creusés dans les anticlinaux. Le passage de ces rivières serait relativement discret s’il n’était accompagné la plupart du temps d’une ripisylve assez dense ou de peupleraies. Le cours du Né délimite ainsi très nettement le passage de la Petite à la Grande Champagne, en un frontière végétale relativement imperméable au regard qui constitue leur horizon commun. Les vallées sont parcourues le plus souvent de façon transversale ; l’eau même n’est visible que fugitivement, au passage d’un pont.

                Le passage de l'Antenne, divisée en plusieurs bras dans le pays bas, s'accompagne de marécages, prairies humides et ripisylve qui renforcent la présence de l'eau. Soloire et Guirlande, nés en lisière de la plaine haute, traversent plus discrètement lepays basavant de rejoindre la Charente.

                Que ce soit pour les Borderies et Fins Boisou lebocage viticole de Mirambeau, la présence de l'eau est manifeste surtout à travers quelques ruisseaux.

                Lescoteaux du Lary, secteur de frange des paysages viticoles de Saintonge, sont aussi un secteur de transition géographique, puisqu'ils sont à la limite du bassin versant de la Charente dont fait partie la Seugne et, de celui de la Dordogne qu'alimentent le Lary et ses affluents. Vallées et thalwegs présentent un aspect mal drainé, voire marécageux par endroits. Les rivières disparaissent sous la profusion végétale qui en accompagne le cours. Ainsi, l'eau s'efface du paysage, manifestant plutôt sa présence au travers du type de végétation qu'elle génère.

                Les coteaux de Girondesont sillonnés de petits ruisseaux se jetant directement dans l'estuaire, ou se diluant dans le réseau hydrographique des marais. Ces cours d'eau s'accompagnent du développement de zones marécageuses. L'élargissement des vallons à l'aval apparaît souvent comme un prolongement des marais, voire un micro marais ­comme à Barzan­ aux lieux d'anciennes conches comblées par l'envasement.

                C - LA VEGETATION

                La vigne, perçue tantôt comme petit bloc plein, tantôt à travers une succession de "tranches" végétales, agit comme amplificateur du relief et de la perspective. Sa "matière peignée" s'imprime avec force dans le paysage.

                Le parallélisme des rangs de vignes souligne les moindres évènements de relief. il en résulte une vision d'ensemble composée d'une mosaïque complexe de trames courbes ou rectilignes­ à la manière d'un tissu. les ondulations légères du relief permettent de bien percevoir le motif des parcelles quels que soient les secteurs viticoles.

                La présence des vallées s'exprime plus par les cordons végétaux, la ripisylve ou autres motifs végétaux (alignements de peupliers), que par l'eau elle-même.

                 Paradoxalement, les ripisylves qui cachent les rivières en signalent aussi la présence dans le paysage des fonds de vallées de la Champagne charentaise, cordons végétaux presque continus qui interrompent les rythmes et la matière du motif végétal dominant : la vigne.
                Ce caractère est particulièrement marqué dans l'espace ouvert du pays bas où le feston boisé de la vallée de l'Antenne en signale le passage et en accentue la présence. Le passage des rivières à travers les coteaux du Lary s'accompagne également d'une profusion végétale qui les fait disparaître la plupart du temps au regard. La végétation propre des rives, très riche, s’organise en bandes de ripisylves épaisses et denses. Elle isole, la plupart du temps dans un couloir, l’espace même des rivières mais organise parfois de belles fenêtres qui mettent en scène la présence de l'eau. Lors des franchissements, c’est la vigueur de cette végétation qui s’impose au détriment d’une vision de l’eau.

                La présence de volumes végétaux s’interpose la plupart du temps entre les différents éléments que l’espace de la vallée rassemble, effaçant toute possibilité de lecture globale de cet espace. Dans la continuité végétale des fonds, les bas de coteaux accueillent tantôt des bois, tantôt des friches, participant à cette sensation de profusion végétale. Une végétation spécifique des reliefs succède à celle des fonds de vallées et conditionne à nouveau les ambiances. Une marqueterie de boisements de chênes ou de châtaigniers, de prairies et de champs ponctués de vignes, couvre le coteau ouest de la valléeduLary, l'interfluve entre Lary et Palais et les terres blanches du nord du secteur.

                Les peupliers constituent un motif récurrent des fonds de vallées.

                Dans les fonds de vallées, notamment des coteaux du Lary , prairies et boisements se succèdent, rythmés des silhouettes longilignes des peupliers d'Italie, et conditionnent largement l’ambiance proposée. Aux sous-bois, souvent enfrichés et opaques des vallées desBorderies et Fins Bois, s'insèrent également de nombreuses peupleraies.

                Entre l'arbre isolé et le boisement dans lequel la vigne s'insère en essart, en passant par les apports de couleur liés aux cultures céréalières pour certains secteurs viticoles ; c’est autant de caractères identitaires des paysages viticoles.

                Quelques arbres isolés, tel le noyer, ponctuent régulièrement les étendues cultivées de laChampagne charentaisenon sans rappeler l'arbre isolé de la plaine cultivée, tandis qu'une dentelle continue de boisements couvre l'ensemble du territoire des Borderies et Fins Bois. Celle-ci délimite des espaces à la géométrie complexe couverts de vignes et de champs aux parcelles séparées par de grandes allées vertes. La forêt de Jarnac est le seul boisement d'un peu d'importance (dans le pays bas), mais de forme très découpée, creusée de clairières et d'essarts où s'insinue parfois la vigne. Dans le bocage viticole de Mirambeau, l'espace de cultures à champs ouverts est fractionné par des chapelets de boisements aux formes très découpées, creusés de profonds essarts et dessinant parfois d'amples clairières. Ils s'organisent selon des axes nord-ouest / sud-est, dans le prolongement de la forêt de la Lande ou de la Double.
                Dans ce bocage viticole, quelques lignes subsistent d'un maillage bocager en grande partie démantelé, accompagnant le bord des chemins mais ne donnant en aucun cas l'impression d'enclore l'espace.

                Les ondulations légères du relief permettent de bien percevoir le motif des parcelles : maïs et tournesol apportent au paysage leur matière épaisse et dense, colza, tournesol et blé leur couleur jaune et vieil or.

                Sur ces motifs de polyculture ­ du bocage de Mirambeau ou de la Champagne charentaise ­ s'intercalent des parcelles de vigne.

                Dans lesBorderies et les Fins Bois, les châtaigneraies alternent avec des taillis de chênes et des boisements de pins. A proximité des villages, dans la Champagne charentaise, la silhouette méridionale des bouquets d’ifs des cimetières offre un motif végétal particulier.

                Des bosquets épars ponctuent les coteaux de Gironde, rehaussant le sommet des buttes calcaires, accompagnant les pentes des vallons et, de façon discontinue, le cours des ruisseaux. Ils apparaissent comme des contrepoints au motifs prédominants des cultures et de la vigne. Au sud de Saint-Fort, le vallon du Taillon est un lieu singulier, par l'étendue de son fond plat et marécageux, envahi d'une ripisylve dense. C'est un marais boisé évoquant, à petite échelle, la végétation exubérante de la Venise Verte. L'orientation des coteaux et la proximité du littoral ont permis le développement d'une flore très particulière sur les pelouses sèches des coteaux : à la fois méditerranéenne et adaptée à l'air marin, elle témoigne une fois encore de la position charnière de la région et de la douceur de son climat.

                D - LE BATI, LES "MOTIFS" CONSTRUITS

                Qualité de matériau : le calcaire dur de Charente.

                Une architecture de qualité, comprenant de belles demeures rurales, des églises romanes à silhouette trapue, caractérise fortement le terroir viticole charentais.
                La viticulture induit la dispersion des formes d’habitat qui lui sont liées : les demeures viticoles se répartissent dans la campagne, implantées au sein des domaines. Les chais portent sur leurs murs la trace laissée par l’évaporation du cognac, cette "part des anges" qui en noircit la pierre. L'organisation des bâtiments d'exploitation reprend généralement la forme à cour fermée typique des pays viticoles de l'Angoumois.
                L'ensemble des terres viticoles recèle un important patrimoine d'églises romanes, d'abbayes (Fontdouce, Borderies) et de châteaux (Burie, Chênel, le Douhet…).

                De nombreux bourgs, villages, hameaux et fermes isolées parsèment le territoire. D’autres édifices tels les moulins à vent, parfois en ruines, ponctuent le paysage.

                C'est le cas pour lepays bas, la Champagne charentaise…

                Dans lebocage viticole de Mirambeau, les regroupements les plus importants sont situés sur les grands axes de communication (RN137 et RD730).

                EnBorderies et Fins Bois, les villages sont plutôt installés sur le bord du plateau et dans les vallées, hameaux et fermes étant disséminés sur le plateau au cœur de clairières. Une transition douce s'y établit, sans clôtures ni haies, entre espaces bâtis et boisements, le jardin potager se prolongeant par une pelouse arborée jusqu'aux lisières de bois. L'organisation des bâtiments d'exploitation reprend la forme à cour fermée typique des pays viticoles de l'Angoumois tandis qu'un important petit patrimoine vernaculaire (fontaines, puits, lavoirs) continue à entretenir la qualité générale des villages, tout comme le patrimoine lié à l'eau des fonds de vallées (moulins, biefs, etc.).

                On note sur les hauteurs, la présence fréquente d'anciens moulins à vent dans lebocage viticole de Mirambeau ou lescoteaux du Larynotamment. Ce dernier secteur se démarque, dans sa partie sud uniquement, par la quasi-absence de villages et une densité plus faible de hameaux et de fermes.

                Les coteaux de Gironde, tournés d'une part vers le fleuve (historique), d'autre part vers les coteaux du fait de l'activité viticole, présente des implantations humaines spécifiques : villages de coteaux au cœur des terres de cultures, ou villages de falaises en relation de proximité avec l'estuaire. Pour ces derniers cette disposition originelle a parfois évolué avec le temps, puisque les marais et polders se sont installés peu à peu entre la Gironde et son ancien rivage. Ainsi le port de Mortagne-sur-Gironde se trouvait au Moyen Age au pied de la falaise.

                Les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle y ont embarqué pour Bordeaux. Il se retrouve aujourd'hui en avancée au bord du marais. Plus largement, la position du secteur sur le chemin de Saint-Jacques y a favorisé l'édification des églises romanes.

                La viticulture induit également la dispersion des formes d'habitat qui lui sont liées : les demeures viticoles se répartissent dans la campagne, implantées au sein de leur domaine. L'orientation des coteaux offerts largement aux vents d'ouest a favorisé l'implantation de nombreux moulins à vent, dont il reste quelques vestiges.

                  
                 
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                  II -LES DYNAMIQUES ET ENJEUX DE PAYSAGE
                    
                   
                  II1 - LES PRINCIPALES DYNAMIQUES DES TERRES VITICOLES
                    


                  EVOLUTIONS EN COURS LES PLUS MARQUANTES

                  Les dynamiques démographiques jouent un rôle majeur dans l'évolution de ces paysages. Dans les secteurs de décroissance démographique la plus prononcée, les paysages viticoles évoluent vers des paysages de terres boisées.

                  Le canton des Trois Monts dans les coteaux du Lary se désertifie, les terres sont abandonnées et des piniers apparaissent spontanément. Ceci est en partie dû à un sol pauvre et un accès aux parcelles difficile. Par contre, la population de la Champagne charentaise est dans l'ensemble stable. Quelques communes même de la Petite Champagne sont en développement : Salles-de-Barbezieux (limitrophe de Barbezieux), Gimeux et Ars (à proximité de Cognac et de la vallée de la Charente), Germignac (au Sud de Cognac et à proximité de la RD731). L’essentiel du territoire étant utilisé pour les vignes et les cultures ­à l'exception de quelques boisements continus de plus de 300 hectares en partie sud­ l'évolution des paysages y est nettement moins sensible.

                  La majorité de ces secteurs conserve un caractère viticole marqué.

                  Cependant, il n’est pas possible aujourd’hui de prévoir les conséquences exactes que la " crise du Cognac " pourrait avoir sur le paysage. Il faut signaler que la polyculture se tient en bonne place voir en place croissante dans ce secteur. Il y a là un enjeu majeur en terme de paysage et d’image pour le Poitou-Charentes qu’il conviendrait de savoir maîtriser.

                    
                   
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                  II2 - LE DIAGNOSTIC PAYSAGER
                    

                  A - ATOUTS ET FAIBLESSES

                  Dans les terres viticoles, la qualité des paysages rime avec la qualité des produits : l'un et l'autre se confortent et se combinent pour parfaire l'attractivité des territoires.

                  En tête, la Grande Champagne dans laChampagne charentaisea su associer la qualité de son patrimoine architectural et de ses paysages à la commercialisation des produits renommés de son terroir.

                  Les paysages emblématiques qui portent la publicité sur le Cognac, en particulier sur la Grande Champagne, et sa découverte touristique en général, creusent le décalage avec la Petite Champagne au paysage moins pittoresque. La polyculture garantit encore sur l'ensemble de laChampagne charentaiseune certaine partition de l'espace, la variété de textures et de couleurs des cultures différentes qui voisinent sur des parcelles aux dimensions moyennes. La qualité des paysages pourtant bien réelle de la Petite Champagne tient essentiellement à cette diversité fragile et à la présence de quelques bosquets et noyers isolés qui animent l'horizon. Le territoire n’y détermine pas avec autant d'évidence qu'en Grande Champagne les sites d’installation des bourgs et leur cadre, rendant de fait leurs limites plus indéterminées.

                  Le secteur desBorderieset des Fins Boisest aussi particulièrement attractif (la localisation des communes en expansion en témoigne) : sites de vallées, patrimoine architectural de qualité, paysage rural de bois et de vignobles encore bien caractérisé. Ce secteur est proche de Saintes et de Cognac et possède des axes de circulation le mettant aisément en relation avec ces villes. Une occupation des sols stable semble pouvoir garantir la qualité actuelle des paysages du secteur. Les vallées ajoutent à la richesse des paysages du plateau la force de leur relief et tout ce qu'apporte la présence de l'eau, tant au niveau du patrimoine bâti qui l'accompagne que des ambiances végétales. Toutefois, il faut noter leur tendance à la fermeture par des peupleraies mal implantées et / ou mal entretenues. Ce secteur possède une identité forte qui le distingue nettement des secteurs avoisinants même s'ils en ont les caractéristiques du patrimoine architectural et la tradition viticole.

                  D'autres terres viticoles se rattachent à cet état de fait, à plusieurs titres

                  Le pays basexiste de façon relative, par référence aux secteurs voisins et en relation forte avec eux, car son espace est lié à la qualité des horizons hauts qui le délimitent et apprécié en contraste avec les paysages plus fortement caractérisés qui l'environnent. Il a avec les secteurs voisins des caractéristiques communes liées à l'architecture, à la proximité de la Charente et à la viticulture et qui peuvent l'inscrire dans le même réseau de découverte touristique. Mais il possède aussi ses qualités intrinsèques dont une image de paysage rural encore très cohérente sans phénomène d'urbanisation pavillonnaire diffuse. Ses principaux atouts reposent sur la présence des motifs végétaux et leur répartition, suffisamment présents pour structurer l'espace de la plaine, suffisamment dispersés pour ne pas occulter l'ample creux qu'elle dessine, de la Plaine Haute d'angoumois auxBorderies.

                  D'autres encore conservent des qualités de diversité paysagère et l'image de paysages ruraux cohérents et authentiques.

                  Lebocage viticole de Mirambeau, secteur de transition, décline de façon atténuée certaines caractéristiques communes aux secteurs voisins ne serait-ce que par son rattachement aux terroirs de production du Cognac. Moins fortement viticole que la Champagne ­ou les coteaux de Gironde­ il prolonge l'axe boisé de la forêt de la Lande et les lisières découpées de la Double.

                  Sans grandes particularités, ses principaux atouts reposent sur la variété des cultures, le jeu de leurs motifs sur un parcellaire de dimensions moyennes, une présence boisée suffisante pour structurer l'espace ouvert des terres cultivées et assez lâche pour ne pas occulter la douceur du relief et ses amples ondulations. En terme d'image, il profite de son appartenance saintongeaise, même s'il est à la marge de cette ancienne province : le terme de Haute Saintonge le rattache à cet ensemble sur fond d'histoire et de culture commune. Ces caractéristiques partagées peuvent l'inscrire dans le même réseau de découverte touristique. Ceci est également valable pour le secteur descoteaux du Lary.

                  Les coteaux de Girondeprofitent d'une relation privilégiée avec l'ample nappe d'eau de la Gironde, et d'une orientation particulièrement favorable qui lui offre le soleil du Sud-Ouest.

                  B - MENACES

                  Les principales menaces reposent bien évidemment sur l'évolution de l'économie du Cognac et ses incidences potentielles sur l'organisation de l'espace agricole. Elles reposent néanmoins tout autant sur l'absence éventuelle de reconnaissance de la qualité de paysages en général.

                  Un développement urbain et économique, qui considérerait les paysages de Petite Champagne (Champagne charentaise), desBorderies et Fins Boiscomme trop peu caractéristiques pour mériter d'être pris en compte dans la composition de nouveaux espaces tant aux limites des bourgs qui peuvent s'y étendre sans retenue que dans l'organisation des terres agricoles, constituerait une réelle menace en terme de paysage.

                  L'absence de reconnaissance des paysages est souvent liée au déficit de représentations…

                  Le déficit de représentation du pays bas ne doit pas être un motif de défaillances dans la prise en compte de son paysage entraînant par exemple, un abandon d'entretien des motifs végétaux existants, ou un développement urbain diffus, dans l'aire d'influence des agglomérations urbaines.

                  … ce qui n'est pas sans incidence sur la nature des efforts portés pour gérer et entretenir le paysage : prévenir des obstructions et des comblements de lieux, même ponctuels, par la végétation devient une préoccupation majeure tout autant sur le plan écologique que paysager.

                  Dans lescoteaux du Lary, des plantations de peupliers, pas forcément entretenus par la suite, opacifient les fonds de vallées tandis que le développement de la friche, susceptible d'amener le comblement progressif des clairières et des essarts renforce la fermeture des vallées. L'abandon d'entretien régulier des berges densifie la végétation des rives et occasionne des traitements qui alors deviennent souvent trop brutaux.

                  C - ORIENTATIONS ENVISAGEABLES

                  Deux grands types d'orientations sont envisageables selon qu'il s'agit de secteurs où la production viticole revêt un caractère emblématique et prépondérant ou bien de secteurs qui offrent des qualités de paysage plus fines et plus spécifiques.

                  Les paysages de laChampagne charentaise, par exemple, sont intimement liés à la production viticole. Ceux de Grande Champagne servent de support à la promotion de ses produits. Ils peuvent servir de référence à l'ensemble du secteur dans l'utilisation de motifs de bosquets, d'arbres isolés qui lui sont communs mais qui mériteraient d'être densifiés en Petite Champagne. Le creusement léger des vallées, le passage discret des rivières gagneraient à voir leur présence accentuée dans le paysage. Un renforcement de la végétation arborée manifesterait plus sensiblement leur passage, à condition d'en ménager la transparence, d'y maintenir des fenêtres sur le passage de l'eau et des vues transversales d'un coteau à l'autre.

                  Lepays basou le bocage viticole de Mirambeauquant à eux, prennent toute leur substance en référence aux secteurs voisins. Il serait intéressant de les considérer dans le déroulement des parcours ­notamment transversaux­ qui permettent le mieux de les apprécier dans les contrastes qu'ils opposent aux secteurs voisins et dans les relations qu'il établissent avec eux :

                  - En portant une attention particulière aux accès depuis les secteurs élevés pour le pays bas, par l'organisation des dégagements visuels et des panoramas (ex : vues embrassant la Forêt de Jarnac, la vallée de l'Antenne…) et, depuis les secteurs boisés pour lebocage de Mirambeau, par l'affirmation des contrastes fermeture (bandes boisées en bords de routes...) / ouverture (aucune végétation). Ceci vaut également pour les contrastes internes au secteur.

                  - En veillant à ne pas occulter les vues depuis les voies de circulation. En ce sens, les ponctuations de boisements et les arbres isolés semblent mieux adaptés que les alignements continus.

                  - En inscrivant nettement ces secteurs dans leur "rôle" géographique tel celui du basculement du versant charentais au versant girondin ou celui de porte du bocage viticole de Mirambeau. Ceci peut s'envisager par le dégagement et la valorisation des panoramas vers l'un et / ou l'autre versant, mais aussi, plus largement, par des stratégies paysagères spécifiques à chaque versant.

                  Il est plus difficile de dégager des éléments de projet dans un secteur comme celui descoteaux de Girondequi semble avoir un état d'équilibre ne mettant pas en cause la grande qualité de ses paysages. Toutefois on peut noter, comme points d'appui des projets sur ce secteur, l'importance de sa relation avec la Gironde, son horizon de référence. L'ancienne ligne de rivage, forme tangible de l'évolution de cette relation dans le temps, constitue également un élément fort de valorisations multiples (historiques, géologiques, paysagères...).

                    
                   
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                  II3 - LES MESURES EN COURS
                    


                  Grands projets à forts impacts paysagers :

                  - L'ouverture du "labyrinthus" (Jonzac) n'est pas sans incidence sur les priorités d'actions paysagères à envisager dans le secteur.

                  - La ligne TGV reliant Tours à Bordeaux va passer en ligne à grande vitesse, son aire d’étude recoupe les ensembles paysagers de la Champagne charentaise, du pays bas

                  - Outre le contournement de Barbezieux par la RN10, de nombreux réaménagements routiers liés à la RCEA (Route Centre Europe Atlantique) constituent une occasion de diagnostics paysagers et de programmations d'actions paysagères (du type plans de paysages) élargis aux territoires de proximités

                    
                   
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                  II4 - QUELQUES BOÎTES A IDEES
                    


                  A - POUR LA PLANIFICATION

                  -Assurer la qualité rurale des territoires, éviter le mitage pavillonnaire ou de bâtiments et zones d'activités.

                  - Contrôler correctement l'extension des agglomérations, notamment les POS (MARNU) des communes en progression.

                  - Mettre en place des chartes communales et / ou intercommunales, permettant d'inscrire le souci de la qualité paysagère dans les préoccupations de tous les acteurs du paysage (publics, professionnels et particuliers).

                  - Veiller au maintien d'espaces ouverts dans les vallées.

                  B - POUR L'AMENAGEMENT

                  Assurer la meilleure composition avec le paysage des grandes et moyennes infrastructures notamment, dans les modes de relations visuelles avec les paysages ruraux, dans l'approche et le contournement des bourgs.

                  - Envisager une opération de "nettoyage"des nombreux points noirs qui salissent encore les abords dela RN10, Champagne charentaise, des RN150 et RN141 pour le pays bas, les Borderies et Fins Bois, de la RN137 dans le bocage viticole de Mirambeau.

                  Mieux utiliser le vocabulaire végétal de bosquets et d'arbres isolés dans les articulations entre chaque zone (campagne ­ zones urbanisées, campagne ­ forêt, etc).

                  - Engager des opérations de traitement des entrées de villes et de villages par l’aménagement des abords de routes pour valoriser des vues, constituer des fonds ou des cadrages.

                  - Respecter la gradation des structures végétales entre habitat et espaces naturels ou campagne et forêt (bocage de Mirambeau).

                  Encourager un mouvement de qualité architecturale.

                  - Intégrer les bâtiments agricoles par des camouflages ou autres déguisements végétaux n'est pas satisfaisant ; les haies de persistants ne s'intégrant pas souvent dans la plupart de ces paysages. Mieux encore, c'est le choix des emplacements, des volumes, des matériaux, avec le concours des hommes de l'art ­c'est à dire en dépassant la stricte fonctionnalité­ qui peut permettre d'inscrire ces outils de travail dans le paysage avec la volonté de contribuer à une identité locale valorisante.

                  - Utiliser ce moment privilégié de la restauration des centres villageois et de leur petit patrimoine rural (fontaines, ponceaux, puits, lavoirs,...) pour inciter collectivement à l'accroissement de la qualité des espaces publics mais aussi et surtout privés. Ces derniers participent dans une large mesure à la qualité générale des paysages.

                  Valoriser le paysage des monuments, des routes et chemins touristiques par l'élaboration, dans l'espace, de véritables mises en scène.

                  - Associer la tranquillité campagnarde au temps de mise en place des paysages viticoles (au même titre qu'au temps de l'édification des monuments) : les paysages peuvent par exemple s'enrichir de manière non négligeable (et à peu de frais) par l'instauration ­même ponctuelle­ de dégagements visuels ou de points de vues panoramiques tout au long des parcours (routiers, pédestres…) visant à rendre compte de cette réalité.

                  Dénivelés, fronts de tailles ou autres évènements de reliefs et de roches constituent des éléments supplémentaires d'animation d'un paysage aux couleurs changeantes.

                  - Mettre en valeur les sites de carrière : le front de taille de Saint-Césaire en Borderies et Fins Bois par exemple, représente un potentiel paysager mésestimé.  

                  C - POUR LA GESTION ET L'ENTRETIEN

                  - Mettre en place des procédures spécifiques d'entretien et de valorisation des bosquets et des arbres isolés.

                  - Préserver la transparence des sous-bois de peupleraies (sauf contre indication écologique), ménager dans les ripisylves des fenêtres sur le passage de l'eau.

                  - Envisager pour certains secteurs (les coteaux du Lary, par exemple) la place des friches et de la reforestation dans le potentiel du secteur. Gérer les boisements dans le souci du maintien d'un équilibre entre feuillus et résineux, entre espaces ouverts et espaces boisés.

                    
                   
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                  Opérateur technique : ORE - http://www.observatoire-environnement.org - liste des pages
                  Membre actif du RPAPN : http://www.biodiversite-poitou-charentes.org/